5G : Un moratoire pour rien

La justice genevoise a rendu une décision logique et attendue. Il est par contre inquiétant d’imaginer que des autorités cantonales décrètent un moratoire tout en sachant qu’il est parfaitement illégal et qu’il sera cassé par la justice. De la part des autorités genevoises, en tête le chef du Département du territoire Antonio Hodgers, il s’agit d’une indéfendable prise de liberté avec l’ordre institutionnel, une décision de moratoire qui s’apparente à de l’abus de pouvoir.

Bien sûr, on doit attendre des élus qu’ils fassent aussi de la politique, au sens noble de prendre part au débat démocratique. Mais on attend d’eux qu’ils le fassent dans le respect du droit supérieur. La législation fédérale ne peut être appliquée à la carte par les gouvernants de nos cantons en fonction des convictions politiques personnelles de ceux qui les composent. Ce serait saper les fondements de l’Etat de droit.

Qu’allons-nous en retirer ? Rien. Du retard. D’une part les antennes 5G seront installées, en application du droit fédéral. Nous aurons simplement perdu 2 ans, en attendant que les autorités cantonales soient désavouées par la justice. Ce sont le genre de tracasseries dont on se passerait volontiers face aux enjeux de notre économie dont le principal levier d’innovation, de croissance et donc d’emploi réside dans la modernisation des infrastructures en faveur de la numérisation. Les forces politiques qui s’y opposent peuvent agir auprès de la Confédération. Que cela serve ou non leur agenda, les règles sont les mêmes pour tous.

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